Association Paléontologique
de Villers-sur-Mer

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Activités - Best of 2020

SORTIE DU 21 JUILLET 2020 DANS LA MANCHE - 1ère ETAPE : Les fours à chaux du Rey de Regnéville sur Mer

La Manche
21/07/2020
21/07/2020
Le 21/07/2020
Nous sommes 9 adhérents pour cette visite des fours à chaux du Rey à Regnéville sur Mer
Le site permet d’imaginer l’intense activité qui régnait en ces lieux il y a encore un siècle et demi et où travaillaient et se croisaient chaufourniers, carriers, ouvriers, clients, rouliers…

 

Grâce a des ambiances sonores et des commentaires qui se déclenchent au gré du parcours sur le site ainsi qu’aux 8 stations thématiques tout autour du monument nous découvrons l’histoire des fours à chaux dans la Manche, le processus de fabrication de la chaux depuis l’extraction du calcaire, les différents types de fours, la géologie….

Nous descendons maintenant vers les 4 fours.

Construits au début du second empire (1852-1854) pour produire de la chaux destinée à l’amendement des terres agricoles de l’ouest armoricain, ces fours resteront en activité 30 ans : le chaulage des terres étant de moins en moins pratiqué, la production de chaux sera abandonnée vers la fin des années 1880.

Nous sommes surpris par le gigantisme des ces fours mesurant 12 m de haut et 8 m  de diamètre A feu continu Ils pouvaient produire jusqu’à 100 T de chaux /jour. En haut de ce four se trouve la bouche appelée

« le guelard », et recevait des couches alternées de pierre à chaux locale et de charbon importé des Pays de Galles. Il fallait 48h pour que les blocs de pierre se transforment en blocs de chaux

 

Nous contemplons l’intérieur d’un four : Il y faisait entre 900 et 1000°C.

L’ouverture du haut servait à recueillir la chaux vive.

L’ouverture du bas accueillait les fagots d’ajoncs ou de bruyères pour la 1ère chauffe et à recueillir les cendres

 

A l’intérieur d’un four on peut y voir un wagonnet remplit de pierre calcaire et à l’extérieur de ce site les vestiges d’une voiture à cheval pour le transport jusqu’aux fours.

Du haut de la bouche des fours on peut se représenter au loin  le port d’échouage de Regnéville sur Mer : des goélettes déchargeant le charbon provenant du Pays de Galles et d’autres bateaux embarquant le calcaire local vers les iles Anglo-Normandes mais aussi vers la côte Nord de la Bretagne dépourvue de ressources calcaires

 


SORTIE DU 21 JUILLET 2020 DANS LA MANCHE - 2ème ETAPE : Le site paléolithique du Rozel (piloté par Dominique CLIQUET , Conservateur en Chef du patrimoine au DRAC)

La Manche
21/07/2020
21/07/2020
Le 21/07/2020
Il est l’heure de se restaurer. Nous faisons donc une halte dans un excellent restaurant où les plats étaient copieux et délicieux

En route pour le site de fouille paléolithique où nous sommes attendus par Dominique CLIQUET

Arrivés en haut de la Dune du Pou, une immense cuvette se dessine. Au fond à droite apparaît la falaise de schiste qui structure le gisement. ; sur les côtés un cordon dunaire entoure le site. A l’intérieur des gens s’afférent…

Dominique nous accueille chaleureusement. Après quelques échanges avec les adhérents, Dominique

nous explique quand le site fut découvert (1967), quels vestiges appartenant au Paléolithique supérieur (110 000 à 80 000 ans avant J.C) furent retrouvés lors des différentes fouilles (1970 : silex et quartz taillés, ossements de grands mammifères consommés. outils…)- attestant de l’existence de lieux de vie conservée dans la dune. 2012/2013 : plusieurs niveaux d’occupation superposés

« fossilisés » par les accumulations de sable ont été mis a jour ainsi que 2 aires de piétinements de Néandertaliens (adultes et enfants).

Fortement affecté par les tempêtes en 2013 s’est posé la question de la conservation du site : comment le protéger des assauts de la mer, de l’érosion et des vents ? Un enrochement a donc été mis en place. Par la suite le site a été protégé par des bâches, des géotextiles plaqués par des boudins de sables.

Nous nous dirigeons maintenant vers les empreintes mises à jour par Dominique et les étudiants Le dégagement des empreintes se fait à l’aide de petits matériels (pinceaux de peinture, maquillage), de poire de lavement etc…

Afin d’en garder trace un moulage à base de résine a été pratiqué : un cerclage utilisé en pâtisserie entoure l’empreinte afin de contenir le liquide qui au contact du sable, de l’air ; de hydrométrie… se solidifie plus ou moins vite (1/2 journée à 8 jours).

Au total depuis le début des fouilles +1600 empreintes de pas et de mains, d’adultes et d’enfants ont été recensées.

Arrive le temps du retour, nous remercions bien chaleureusement Dominique pour son accueil, pour sa générosité, son temps et les explications données sur ce site.

La journée se termine par un pot de l’amitié.


Conférence L’évolution incomprise des requins de Gilles Cuny

Cinéma du casino
04/07/2020
04/07/2020
Le 04/07/2020

Résumé : On lit souvent dans la presse, ou parfois même dans des articles de vulgarisation scientifique, que les requins sont de formidables prédateurs venus de la nuit des temps. Une phrase qui en plus de rappeler l’ancienneté de cette lignée semble indiquer que ces animaux n’ont en fait guère évolué depuis leur apparition. Pourtant, la réalité est bien différente : si les tous premiers « requins », en fait les premiers poissons cartilagineux, apparaissent effectivement il y a plus de 450 millions d’années, les premiers requins de type moderne ne datent que d’environ 190 millions d’années, soit après l’apparition des premiers mammifères. Et l’iconique « grand Blanc » a fait son apparition il y a « seulement » 5 millions d’années. Que s’est-il passé dans l’intervalle ?

Le conférencier vous invite à découvrir l’évolution d’un groupe foisonnant et à rencontrer des animaux que l’on pourrait croire tout droit sortis d’un film de science-fiction. Loin des clichés et d’une image flirtant souvent avec celle de « fossiles vivants », nos requins et nos raies modernes sont le résultat de 450 millions d’adaptations et de transformations. Ils sont loin d’être des animaux primitifs, et d’un certain point de vue ce sont même les vertébrés les plus évolués, les plus « aboutis » que vous puissiez rencontrer dans nos océans. 

                                                            

                  

Professeur à l’Université Claude Bernard Lyon 1, Gilles Cuny a auparavant travaillé pendant 13 ans au Danemark à l’Université de Copenhague (Conservateur-responsable des collections de vertébrés au Muséum national d’histoire naturelle du Danemark & enseignant chercheur), pendant 5 ans en Angleterre (chercheur à l’Université de Bristol) et pendant 8 mois en Thailande (enseignant chercheur à l’Université de Maha Sarakham). Il est l’auteur de plus de 200 publications.

 

Par ailleurs, il a donné une conférence à Villers dans le cadre du colloque « Paléontologie et archéologie en Normandie » organisée par l’APVSM les 5 et 6 octobre 2019